top of page

De la stratégie de mécénat au voyage philanthropique ?


Bien avant la prise en compte des enjeux de la RSE et de ses aspects sociaux, économiques, juridiques et éthiques, les dirigeants d’entreprise ont défini et appliqué leur propre vision de la philanthropie d'entreprise, souvent de façon discrète (voire secrète) et volontaire.

Initialement définie comme « le témoignage d’une bonne volonté universelle envers ses semblables », elle s’est transformée en « octroi de ressources d'entreprise pour résoudre les problèmes de la communauté non commerciale qui bénéficient également à la position stratégique de l'entreprise et, en fin de compte, à ses résultats financiers ». En un mot, son but revient à fortifier les relations entre l’entreprise et son environnement, améliorer sa réputation, garantir sa légitimité, voire accroître sa compétitivité.

La démarche de la RSE permet de mieux cerner les effets de son activité sur le plan environnemental, et son aspect social facilite le recrutement à travers des valeurs et du sens prisés par les jeunes notamment, améliore le bien-être d’une équipe, fidélise les employés, et prévient ou désamorce les conflits. Cette motivation se construit sur la sensibilisation et la compréhension des enjeux par les collaborateurs. D’où l’intérêt de construire les projets avec eux pour susciter des efforts collectifs, à travers une démarche participative où chacun est invité à valoriser l’organisation, l’engagement social, sociétal et environnemental afin de s’assurer qu’ils correspondent à ses attentes.

Un restaurant d’entreprise s’enrichit des alternatives alimentaires (et désintoxiquer quelques cadres de leur tendance à la malbouffe), et sait proposer des recettes équilibrées et variées pour répondre aux défis alimentaires de notre société. La table de ping-pong, ou le baby-foot permettent de se détendre, s’épanouir, et créer du lien social sur son lieu de travail. Les managers savent donc aujourd’hui prendre en compte les dispositions de la RSE dans les choix qui leur incombent. Il reste à appliquer ces réflexions à l’occasion des voyages, quand les salariés du Comité d’Entreprise, ou les commerciaux pendant un incentive, découvrent qu’ils doivent s'engagent à respecter les ressources naturelles, protéger le patrimoine culturel, considérer dignement leurs hôtes locaux, autant de moyens de lutter contre les effets néfastes du « surtourisme ».


Toute société pourrait en effet contribuer à des actions philanthropiques à travers ses différents déplacements, apportant un caractère solidaire au voyage d’un Comité d’Entreprise, à l’organisation d’un congrès, la stimulation des vendeurs ou tout autre évènement professionnel. Pourquoi ne pas réfléchir en amont aux moyens de rendre ces voyages plus responsables, plus durables, leur ajouter une action caritative ? C’est à la portée de tous, que cela se traduise par le choix de la destination, les gammes d’hébergement, l’organisation de rencontres, les options de restauration ou simplement la sélection d’artisans et commerces pour les cadeaux aux congressistes ou les souvenirs à ramener.

L’idée même de voyager de façon responsable pourrait en effrayer certains, craignant que cela constitue un bouleversement total de leur mode de vie pendant le voyage. C’est rarement le cas. Les choix doivent être expliqués, et commentés, comme l’utilisation de convocations ou vouchers dématérialisés, le choix de l’hôtel proche des évènements pour réduire les déplacements, des restaurants réputés pour leurs spécialités et boissons locales. Il serait utile de le documenter avec un rappel de quelques bonnes pratiques, des règles de conduite ou des coutumes à respecter. Pas besoin de refaire le monde, juste montrer le chemin.

Les engagements sociaux et environnementaux de chaque entreprise sont passés au crible par les clients et les collaborateurs. Faire preuve de pratiques responsables devient un enjeu financier autant qu’il constitue un choix éthique. En les appliquant, un chef d’entreprise aurait le sentiment d'avoir œuvré pour le bien de la planète, ayant réduit l'impact environnemental de son entreprise et sensibilisé (éduqué ?) ses collaborateurs, eux qui véhiculent l’image et les valeurs de leur boite 365 jours par an. Qui pourrait les empêcher par la suite, ayant pu expérimenter concrètement cette différence, d’en tenir compte pour leurs voyages personnels en famille, et faire bénéficier à leur tour l’économie locale et le développement durable.

Leurs propres enfants n’en seraient que plus reconnaissants (et, parions-le, … admiratifs !)

 
 
 

Comments


Formulaire d'abonnement

©2019 par Association Voyage Solidaire. Créé avec Wix.com

bottom of page