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Un tourisme qui a de l'avenir

Une fois cette pandémie de coronavirus passée, le tourisme international reprendra la croissance rarement interrompue depuis les années 50. Voyage So-Leader May 12, 2021




La prise de conscience née de cette interruption forcée nous amènera-t-elle enfin à considérer d’un autre œil ses aspects néfastes, tels que la destruction de l’environnement, le non-respect cultures locales, la redistribution inégale des retombées économiques conséquence de l’exploitation des pays en voie en développement ? Le tourisme de masse intéresse nombre de gouvernements, étant porteur de nouvelles perspectives d'emploi, (l’industrie du voyage et du tourisme, le plus grand employeur du monde concerne 130 millions d’emplois, près de 7% de la population active) mais aussi pourvoyeur potentiel de devises (plus de 6% du produit national brut mondial, investissements en capital de plus de 422 milliards de dollars en impôts directs, indirects et personnels). Ayant été contraints de combler l’absence de ressources naturelles ou un tissu industriel restreint, ils ont été réduits à confier le développement de leur activité touristique et leur investissement dans le secteur tertiaire à des intérêts étrangers, pour le profit de quelques-uns visant un bénéfice à court terme, au prix de concessions, passe-droit, et normes environnementales négligées. Le World Travel and Tourism Council (https://wttc.org/à regorge de statistiques, chiffres, données démontrant son impact profond sur l'économie mondiale et sur la société elle-même. On va vous les épargner. Qui blâmer ? L’émancipation du trafic aérien, le yield management recherchant l’optimisation des ventes de sièges et le nombre d’avions qui rendent plus accessibles le coût du transport ? Qui rendre responsable ? Les BRIC (Brésil, Russie, Inde Chine) ces pays émergents qui ont associé leur réussite économique à la levée progressive des restrictions d’y pénétrer pour les étrangers ou de voyager pour leurs nationaux ? Jeter l’opprobre sur les médias et les réseaux sociaux qui nous ouvrent les portes de sites, de civilisations, de cultures, tout en nous invitant à leur découverte en aiguisant notre intérêt et notre curiosité ? Cette tendance (le monde dans mon écran) risque-t-elle de s’inverser avec le développement de l'Internet, et le recours à la réalité virtuelle ? J’en doute fort, si l’on considère que par nature, une expérience touristique doit combler les besoins essentiels de nos cinq sens et ne pas se réduire à voir, mais aussi sentir, gouter, toucher et écouter. Ajoutons-y un sixième sens composé du charme de l’inattendu, d’une dose d'aventure humaine, de rencontres fortuites, du besoin d’indépendance, d’esprit de liberté, de la nouvelle prise de conscience éthique, du goût de l’authentique, tout converge vers l’envie d’expériences. Faut-il pour autant contester les impacts sociaux et environnementaux, notamment ceux des nations en voie de développement, souvent vulnérables, qui offrent pourtant les attraits environnementaux et culturels propres à attirer la faune touristique ? Ne jetons pas le bébé avec l’eau du bain. Le tourisme est ce que les gens en font, ce n’est pas seulement une industrie. Ses aspects physiques, enjeux sociaux, héritages culturels et décisions politiques ont des limites, à nous de les (faire) respecter. Voyageons de façon raisonnable, responsable. Populations locales, prestataires, professionnels, voyageurs, associations… nous avons tous à y gagner.

 
 
 

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