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Oui à un Tourisme responsable… et pas coupable !

Je suis outré quand le professeur Goodwin affirme que … les voyages et le tourisme ont joué un rôle majeur dans la propagation du virus à l’échelle internationale et nationale. Les effets négatifs sur les moyens de subsistance des populations sont de plus en plus évidents à mesure que les gens perdent leur emploi et leur entreprise »…,


Les pandémies n’ont-elles pas existé avant le tourisme ? Le commerce, la circulation des biens et des services, des idées, ne sont-ils pas aussi des libertés fondamentales ? Le tourisme est une composante importante du développement économique dans le monde, une source de revenus dont nous mesurons l’absence ces derniers mois.

Il n’empêche, pour ce secteur également, cette crise est l’occasion de s’interroger sur son impact (ou externalités négatives, comme il est de bon ton de s’exprimer aujourd’hui).

Le surtourisme a infligé des dégâts environnementaux et creusé des inégalités sociales en développant une offre inconsidérée. Quand les explorateurs des pays latins ont parcouru les mers du globe pour développer les échanges commerciaux, se doutaient ils que cela déboucherait sur une industrialisation de la production et de la distribution, reposant sur des modèles de gestion à l’emporte-pièce, les pertes abyssales récentes des modèles tentaculaires anglo-saxons en étant la preuve formelle ?

On montre clairement du doigt les effets massifs et indésirables du surtourisme… et on feint d’ignorer que des professionnels tentent de partager et faire connaître leurs bonnes pratiques en matière de tourisme durable, éthique, équitable et solidaire. Malheureusement, comme le disait le Président Beaufort : il y a aussi des poissons volants mais ils ne constituent pas la majorité du genre.

Être responsable cela commence par se poser les bonnes questions. L’ISR et l’ESG c’est la bonne gouvernance, la bonne gestion, pour se mobiliser et entreprendre. Ces critères ESG (Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance) permettent d’évaluer la prise en compte du développement durable et des enjeux de long terme dans la stratégie des entreprises.

Repenser le voyage, lui donner du sens, apporter de la richesse, favoriser les échanges en étant conscient de son apport à l’environnement (dans toutes ses dimensions, nature, culture, traditions, patrimoine, populations etc.)

Nous ne sommes pas dans l’affaire du sang contaminé, où Laurent Fabius et Georgina Dufoix se targuaient d’être responsables, mais pas coupables. Pourquoi devons nous faire face à ces procès d’intention qui nous poussent à scier la branche rabougrie sur laquelle trop de gros derrières sont venus s’asseoir.

Le tourisme a décidément bon dos. Ce procédé qui consiste à le rendre exclusivement responsable de la propagation ce dette pandémie n’est-il pas seulement un artifice derrière lequel se cache l’intention plus large d’en finir avec la liberté de circuler, d’entreprendre, et mettre à bas tout un écosystème sans en mesurer ni se soucier des conséquences humaines et économiques de tels projets.


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