Voyages So-Leader - Les petits plats dans l’écran !
- voyagesolidaire
- 6 sept. 2022
- 3 min de lecture
S'enrichir d'expériences, de savoirs, impose de les vivre au présent... Il faut nécessairement quitter son domicile et sa zone de confort...
Vous aimez les paradoxes ? En voici un : d’un côté, Il n’y a jamais eu autant d’émissions TV pour apprendre à cuisiner ou décerner des prix aux meilleurs d’entre eux ; autant de restaurants proposant des cuisines du bout du monde au coin de votre rue ; autant de plats disponibles en grandes surfaces pour se mettre à table en 2mn chrono… Et pourtant, scooters, triporteurs, vélos, sillonnent nos rues, harnachés de lourds conditionnements, livrant les plats tout prêts des « dark-kitchen » à ce casanier sédentaire rivé devant Netflix ou accroché aux manettes de son jeu vidéo. On savoure de l’authentique sans quitter l’écran ni décoller du canapé, en se gardant bien de « prendre l’air », au coin de la rue, à la campagne, ou bien plus loin encore.
C’est une manière singulière de mettre les petits plats dans l’écran !

Ça n’empêche pas certains d’invectiver ceux qui auraient la mauvaise idée d’aller à Valence déguster une paella, s’attabler devant un couscous poisson à Gabès, dévorer une feijoada à Sao Paulo … des mets succulents, tellement plus savoureux là où ils ont été conçus, les ingrédients locaux cuisinés avec amour dans le respect des traditions ! Et quelle image saurait transmettre le choc d’un parfum, la force d’une épice, le fumet d’une cuisine, les émanations d’un grill ? Les fermetures simultanées des restaurants et des frontières dans le monde entier, provoquées par la pandémie Covid 19, avaient réduit nos repas au cercle familial, voire en tête-à-tête avec soi-même. L’usage prolongé du plateau-télé complique sérieusement la multiplication des opportunités de rencontre ou les échanges autour de nouveaux sujets de conversation intéressants. On aurait pu raisonnablement en déduire que ces frustrations décupleraient l’envie de s’évader, d’ouvrir son esprit et d’enrichir son répertoire gustatif. Aurions-nous perdu l’envie de toucher, sentir, percevoir en fait, au profit de la seule vue, et encore au travers des lucarnes et des écrans ? Découvertes, échanges, cuisine locale doivent-ils être sacrifiés sur le même autel de l'aventure domestique et casanière ? Les voyages authentiques dans le monde réel doivent-ils être exclusivement réservés aux baby-boomers, les seuls à la recherche d’une compréhension plus profonde du monde et d’eux-mêmes ? Les seuls à considérer que des images ou des plats lyophilisés ne sont que de pâles substituts ? Les seuls à refuser le filtre d’un parti pris pour se représenter le monde d’aujourd’hui ? Les seuls à s’indigner que le goût, le toucher, l’odorat deviennent accessoires dès lors qu’on en a pris plein les yeux et les oreilles ? Aller rencontrer et échanger avec les gens par soi-même oblige à s’interroger, quitte à faire vaciller ses certitudes ou ses croyances. S'enrichir d'expériences, de savoirs, impose de le vivre au présent, de quitter son domicile et sa zone de confort... La vidéo du concert le plus extraordinaire est mièvre pour qui a eu le privilège d’y assister en live. Le résumé d’une rencontre sportive s’avère insipide au spectateur dont le cœur a déjà palpité dans les tribunes du stade. La liesse d’une foule lors d’une fête populaire traditionnelle n’inspire que ceux qui y ont été ballotés et secoués. Voyager, c’est s’offrir une vie d’émotions, de rencontres et d’opportunités. Voyages So-Leader y ajoute une dimension nouvelle en contribuant à une cause qui vous tient à cœur. Parce que le voyage de chacun permet de soutenir l’association de son choix, ici et là-bas, en reversant 10% du montant du séjour, sans coûter rien de plus. Quitte à être “livré”, pourquoi ne pas justement se “livrer” à une nouvelle expérience, ouvrir sa porte, aller à la rencontre des autres, goûter les plats locaux dans leur jus, parcourir de nouveaux paysages, s’imprégner de nouvelles cultures. Délivrer ne serait-il pas l’opposé de livrer ?
Opmerkingen