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Contre-addiction

Votre billet n’est pas encore réservé, et votre valise stagne toujours au fond d’un placard. Les réseaux sociaux vont vite vous redonner des fourmis dans les jambes...... Voyage So-Leader Sep 12, 2021


Ca y est … C’est reparti ! Untel reposte des selfies sur cette plage au bout du monde, et Machin exhibe fièrement sa carte d’embarquement., tandis que Bidule vous envoie sa photo devant un plat dont vous ignoriez l'existence, depuis un endroit que vous ne sauriez situer sur une carte. Les voyages vont reprendre leur cours normal dans les semaines et les mois à venir, tels l’antidote aux facteurs de notre stress quotidien, agissant comme la petite lumière que l’on distingue au bout du tunnel, et qui permet, dès qu’on l’aperçoit, de mieux supporter les sombres aléas de nos vies quotidiennes. Sommes-nous vraiment « addict » aux voyages ? C’est à espérer. Cette panacée enjolive et enrichit notre existence, avec des effet secondaires plus durables mais certainement pas négatifs. Le voyage permet de rester vivant, éveillé, transporté ( au propre comme au figuré). Mais cette prise-là, encore faut-il savoir la prendre…. Et ne pas confondre l’association « quantité-touriste » et « qualité-voyageur » ? Certains « touristes » considèrent encore leur idéal de vacances dans cette gigantesque poêle à frire où l’on se fait griller dix minutes de chaque côté, affalés sur des brancards que l’on rebaptise matelas de plage pour la bonne forme. D’autres se muent en puces géantes visitant une ville, escaladant puis dégringolant les marches d'un bus, se précipitant dans les magasins, les bars, les restaurants, et accessoirement les musées montre en main, pour être sûrs de ne rien rater et être en forme pour affronter la même chose le lendemain dans la ville voisine. Les uns comme les autres ignoreront toujours que les meilleurs voyages répondent aux questions qu’ils ne s’étaient encore jamais posées. Bronzage… Visites-marathons et visites-troupeaux… Sont-ils addicts ? Où n’ont-ils réellement jamais eu le choix ? N’ont-ils jamais eu envie de (re)découvrir les petits bonheurs de la vie, de l'amour, de l’espace… pour des souvenirs ancrés plus profondément parce que plus durables. Ont-ils peur de s’exposer à de nouvelles langues, des coutumes bizarres, des folklores inconnus, des parfums étranges, des saveurs ignorées, autant d'expériences qu’ils n'auraient jamais pu affronter, éternellement vissés sur leur chaise longue ou à l’abri derrière leur aquarium ambulant ? Nous ne voyageons pas pour échapper à la vie, mais pour qu’elle ne se dérobe pas ! Bien sûr, les vacances restent synonymes de visites de sites touristiques et de farniente, mais est-ce incompatible avec le concept de chercher à partager la vie locale et respecter les lieux et les coutumes ? Ces gens mangent quoi et où ? Que font-ils de leur temps libre ? Pourquoi les autochtones sont-ils absents des restaurants, des boutiques, des sites que nous avons enchainés au pas de course aujourd’hui ? Les touristes visitent. Les voyageurs explorent. Celui qui voyage mal ne connaîtra jamais la valeur des hommes. Et vous ne découvrirez un nouvel endroit qu’en le vivant à travers les sens de ceux qui y vivent. Prenez le temps de regarder, écouter, ressentir, toucher, gouter, ce qui vous tend les bras autour de vous. N’oubliez pas : Vous allez rencontrer beaucoup de gens pendant un voyage… à commencer par vous-même ! C’est et ça restera l'une des formes d'introspection les plus enrichissantes

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